En 2008, je portais une coccinelle, mon ventre s'arrondissait pour la deuxième fois. Il fallait un écrin à ce joyau. Comme elle allait partager pendant plusieurs mois notre chambre, c'est cette dernière que j'ai choisie de décorer à son image.
Un motif japonisant, un arbre gris, de douces arabesques, des feuilles d'un rose profond et chaleureux, le tout abritant un petit monde de papillons, chenilles et coccinelles.
Peindre devant une paroi plaçait mon ventre entre elle et moi. Ma coccinelle se manifestait régulièrement en donnant des coups répétés et toutes deux nous sentions cet élément rigide en même temps. Comme la madeleine de Proust, regarder ce décor peint déclenche encore en moi ce souvenir.
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